Résidence de recherche avec Lukas Persyn, Jersey ArtHouse, 2025
Dans le cadre du programme Ambivalences, porté par les pôles régionaux de création en environnement numérique de Bretagne, Normandie et Pays de la Loire, les artistes lauréat·es ont bénéficié d’une résidence d’une semaine à ArtHouse Jersey.
Située sur l’île de Jersey, ArtHouse Jersey accompagne, produit et présente des projets artistiques, en soutenant des temps de recherche, d’expérimentation et de rencontre avec le public.
Pendant cette semaine, les artistes lauréats ont partagé leurs recherches et expérimenté des formes de travail. À l’issue de la résidence, les artistes ont été invité·es à présenter au public les recherches menées durant la semaine.
Présentée à la Micro-Folie de Pont-l’Évêque dans le cadre du Micro-Festival, Réflexion ouvre une saison consacrée à la lumière, à l’image et aux dispositifs optiques.
L’exposition réunissait une forme prototypale d’objet lumineux, développée en lien avec les recherches menées pour Polivision, ainsi qu’une présentation de Boîte noire. L’exposition a permis d’expérimenter à plus petite échelle certains principes qui traversent ces recherches : orientation de la lumière, reflets, déformations, effets caustiques et mise en mouvement de l’image.
Ces dispositifs explore les relations entre surface réfléchissante, projection et apparition.
Dans le contexte de la Micro-Folie, cette proposition ouvrait également un dialogue avec les dimensions pédagogiques et expérimentales du lieu : rendre visibles des phénomènes optiques, observer leur transformation dans l’espace et partager avec les publics les processus de recherche qui précèdent la réalisation d’une installation.
La Micro-Folie est un dispositif culturel porté par le ministère de la Culture et accompagné par La Villette, articulé autour d’un Musée numérique donnant accès à des collections d’institutions culturelles partenaires.
Une journée d’atelier pédagogique a accompagné l’exposition. Elle a commencé par une découverte de l’installation Tourelle — Unité 1, présentée avec sa projection vidéo et ses différents éléments lumineux. Les enfants ont ensuite manipulé des sources lumineuses pour balayer le dispositif, observer les reflets, les déformations et les déplacements produits par la lumière, et comprendre plus concrètement le fonctionnement de l’installation.
L’atelier s’est ensuite poursuivi autour du principe du Pepper’s Ghost, système optique employé dans Boîte noire. Les enfants ont été filmés sur fond vert, puis intégrés dans un fond noir afin de créer des silhouettes flottantes, en référence aux dispositifs illusionnistes de Pierrick Sorin. Chaque classe a ensuite reçu une boîte holographique, préparée en amont, dans laquelle ces images ont été intégrées avant d’être installée dans leur salle.
Boîte noire Dispositif holographique modélisation et animation vidéo générative – 2025 155,5 × 40,6 × 57,1 cm (H × L × P)
Polivision explore la lumière à travers ses comportements, ses variations et ses relations avec la matière. Le dispositif associe réflecteurs motorisés, sources lumineuses, vidéo, son, données astronomiques et données thermiques.
Les réflecteurs dévient la lumière et produisent des formes caustiques dans un paysage vidéo en transformation. Les trajectoires du soleil et de la lune influencent les mouvements, les rythmes et le son de l’installation. Ces données agissent comme une partition variable, parfois synchronisée, parfois déphasée.
Une caméra thermique capte la présence des visiteurs : la chaleur des corps agit comme un seuil de présence, maintenant l’installation en activité lorsqu’un public est détecté, tandis qu’elle se met progressivement au repos en l’absence de visiteurs.
Polivision prolonge une recherche amorcée autour des fours solaires et des architectures de concentration lumineuse, comme Mont-Louis, Odeillo et Thémis.
Ces dispositifs utilisent des miroirs (héliostats), des surfaces réfléchissantes et des systèmes d’orientation pour capter et concentrer le rayonnement solaire.
À partir de ces principes, l’installation déplace la lumière hors de sa fonction énergétique pour l’envisager comme une matière perceptive : une force capable d’être orientée, réfléchie, transformée, mais aussi mesurée à travers ses effets thermiques et infrarouges.
Lorène Plé a bénéficié d’un accompagnement dans le cadre du programme Ambivalences, porté par les pôles de création artistique en environnement numérique : Electroni[k] (Bretagne), Station Mir et Oblique/s (Normandie), Stereolux (Pays de la Loire), avec le soutien du ministère de la Culture (DRAC Bretagne, DRAC Normandie, DRAC Pays de la Loire).
Avec le soutien de la Région Normandie (aide à la création, 2022) et de la DRAC Normandie (aide individuelle à la création, 2022)
Dispositif holographique modélisation et animation vidéo générative – 2025 155,5 × 40,6 × 57,1 cm (H × L × P)
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Boîte noire est une déclinaison du projet « Espace boîte » réalisé dans le cadre de la Millenial Academy: un dispositif holographique dans lequel des images apparaissent au sein d’une cellule de projection.
Ce projet explore les notions d’apparition et de mémoire à travers des formes oscillant entre objets célestes, terrestres, archétypes et figures universelles. L’animation projetée est structurée par un algorithme qui sélectionne les images selon des règles définies.
Boîte noire met en relation formes, symboles, couleurs selon des combinaisons constamment renouvelées, laissant émerger une narration ouverte, en perpétuelle transformation.
Chaque image animée est liée à un texte, un mot ou une phrase. Un texte est généré afin de rendre visible le cycle algorithmique et de faire émerger un récit cryptique.
Segment est une performance mêlant live coding et visualisation en temps réel, conçue comme un espace sonore immersif et évolutif. À partir de formules algorithmiques générées via TidalCycles, nous composons un paysage audio hybride, où textures digitales et matières organiques s’entrelacent. Entre field recordings, feedbacks analogiques et traitements électroacoustiques, nous construisons une ambiance grouillante, métallique et vivante, en tension constante entre le chaos et la structure. Le tout est accompagné d’un environnement visuel génératif réagissant aux flux sonores.
Développeur de métier et musicien, Peter Bannier adopte le live coding comme une réponse aux limites des formes musicales conventionnelles, y trouvant un espace d’expression libre et réactif. En quête d’un langage capable de remettre en question les formats habituels, il explore l’improvisation à travers le code, manipulant rythmes, textures et structures en temps réel. Auparavant actif dans plusieurs projets musicaux, il conçoit également des outils pour étendre les possibilités créatives de cette pratique. Parallèlement, il développe des dispositifs de visualisation qui donnent à voir des éléments structurels du son, révélant ses dynamiques cachées et enrichissant l’expérience d’écoute par une dimension visuelle.
Caustic Window est un projet photographique issu d’expérimentations sur la réflexion, la concentration et la déformation de la lumière à partir de surfaces d’aluminium. Réalisées avec Cécile Schuhmann et Jeanne Dubois Pacquet, les deux séries photographiques révèlent des formes caustiques produites par les plis, les torsions et les variations des surfaces réfléchissantes.
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Série Photographique numérique n°1 – avec Cécile Schuhmann, 2024
Cécile Schuhmann est une photographe basée en Normandie, active en France et à l’international. Depuis 2011, elle développe une pratique photographique mêlant prises de vue argentiques et numériques, inspirée par la lumière, les paysages urbains et marins, et la poésie des lieux et des personnes. À travers son travail, elle cherche à révéler l’authenticité des sujets tout en explorant la sensibilité propre à la pellicule et aux procédés photographiques traditionnels.
Série Photographique numérique n°2 – avec Jeanne Dubois Pacquet, 2024
Jeanne Dubois Pacquet est artiste plasticienne et photographe. Elle vit et travaille à Caen et dans le Cotentin, en Normandie. Son travail explore l’observation des territoires, les formes de récit et les modes d’enregistrement photographique, en accordant une place centrale à la lumière, au temps et à l’espace. Elle est également membre du Collectif Caboisett.
Une création de la Millenial Academy sous le regard de Nina Laisné
Avec Mona Abousaïd, Flavien Beaudron, Arthur Belhomme, Constance Diard, Antoine Duchenet, Amélie Gratias, Basile Herrmann Philippe, Pauline Letourneur, Naomi Lulendo, Amine Mazhoud, Maxence Moulin, Milan Otal, Lorène Plé, Sacha Teboul
Les 14 artistes réunis au sein de la Millenial Academy ont invité le public à découvrir les traces d’œuvres collectives et hybrides, nées au cours de cette année exceptionnelle de workshops, de rencontres et d’échanges avec des artistes, des chercheurs et des intellectuel·les de premier plan. Comment penser les vestiges de notre monde ? Comment se projeter dans les mille ans à venir ? Leurs créations ont donné à voir un dialogue entre des sensibilités, des pensées et des pratiques diverses, entre des individualités et un collectif, dans une forme scénique vivante, grouillante et fragile.
La Millenial Academy Avec Mona Abousaïd, Flavien Beaudron, Constance Diard, Antoine Duchenet, Amélie Gratias, Basile Herrmann Philippe, Pauline Letourneur, Naomie Lulendo, Amine Mahzoud, Maxence Moulin, Milan Otal, Lorène Plé, Sacha Teboul
Depuis le début de la Millenial Academy, les artistes résidents ont entamé un parcours de travail riche et intense, nourri par des échanges et ateliers avec des chercheurs, artistes et intellectuels de disciplines variées. Ces sessions leur ont permis de développer des projets en lien avec les enjeux locaux et contemporains, tout en explorant les croisements entre les arts et les sciences.
Cette exposition offre un aperçu des créations issues de ces collaborations interdisciplinaires et marque l’aboutissement de cette résidence inédite. La Millenial Academy se veut ainsi un joyeux laboratoire d’innovation, favorisant le dialogue entre les arts, les sciences et les savoirs et une réflexion collective autour des grands enjeux de notre temps.
Dans le cadre du Millénaire de Caen en 2025, la Millenial Academy réunit 10 structures artistiques et culturelles caennaises, pour offrir à 16 artistes émergents de divers horizons une expérience unique.
Pendant toute la saison 24/25, un groupe de 16 jeunes artistes a participé à la Millenial Academy, un parcours de recherche et de formation pluridisciplinaire mené par des artistes et des scientifiques de renom, dans le cadre du Millénaire de Caen.
Plus de trente intervenants ont pris part à la Millenial Academy, parmi lesquels Jérôme Bel, Natacha Belova, Cathie Boyd, François Chaignaud, Patrick Chamoiseau, Hélène Delprat, Aurore Fattier, Jean-Marc Fournier, Thomas Hirschhorn, Étienne Klein, Nina Laisné, Tarek Lakhrissi, Christophe Lemaitre, Dirk Lootens, Clémence Mathieu, Olivier Mellano, Marin Schaffner, Élisabeth Taudière, Maël Trémaudan, Seumboy Vrainom.
Le programme a mis en avant la ville de Caen et ses environs comme un terreau de foisonnement d’idées et d’échanges, un lieu de culture et de savoirs scientifiques, terrain d’accueil de jeunes artistes et praticien·ne·s en lien avec les forces vives du territoire. Les contenus des échanges ont été articulés par des figures majeures des domaines de la création, des arts visuels, des arts de la scène, de la littérature et des sciences du vivant, dans un environnement de partage des savoirs et des pratiques. Le public a pu suivre le travail de ces jeunes artistes tout au long de la saison et assister à des rencontres, conférences et spectacles programmés spécialement dans le cadre de la Millenial Academy.
Espace boîte est un projet développé en collaboration avec Constance Diard, danseuse et chorégraphe. À travers des sessions de mouvement improvisé, nous avons mené une recherche autour du corps, de l’espace et de la mise en scène, en explorant une forme scénographique hybride mêlant plateau et sculpture.
Cette collaboration a permis de faire émerger un dispositif pensé comme un lieu de projection et d’apparition, où le geste et l’image sont associés au sein d’un objet.
Présentée dans le cadre de l’exposition ChatRoom à l’Artothèque de Caen, la boîte holographique devient alors à la fois scène miniature et un espace narratif, accueillant des figures en suspension entre présence et disparition.
Oïd n°1 – gravure sur cuivre, eau-forte et aquatinte, impression polychrome en deux plaques.
Édition : gravure imprimée en 10 exemplaires numérotés. Éditeur : Les caprices éditions d’art Format papier : 57 x 49 cm. Format plaque : 20 x 25 cm. Imprimeurs : Julien Pelletier et Lorène PLé.
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Oïd n°2
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Oïd n°2 – gravure sur cuivre, eau-forte et aquatinte, impression polychrome en deux plaques.
Édition : gravure imprimée en 10 exemplaires numérotés. Éditeur : Les caprices éditions d’art Format papier : 57 x 49 cm. Format plaque : 20 x 25 cm. Imprimeurs : Julien Pelletier et Lorène PLé.
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Oïd n°3
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Oïd n°3 – gravure sur cuivre, eau-forte et aquatinte, impression polychrome en deux plaques.
Édition : gravure imprimée en 10 exemplaires numérotés. Éditeur : Les caprices éditions d’art Format papier : 57 x 49 cm. Format plaque : 20 x 25 cm. Imprimeurs : Julien Pelletier et Lorène PLé.