Estampes – gravure à l’eau forte.

Oïd n°1

Oïd n°1 – gravure sur cuivre, eau-forte et aquatinte, impression polychrome en deux plaques.

Édition : gravure imprimée en 10 exemplaires numérotés.
Éditeur : Les caprices éditions d’art
Format papier : 57 x 49 cm. Format plaque : 20 x 25 cm.
Imprimeurs : Julien Pelletier et Lorène PLé.


Oïd n°2

Oïd n°2 – gravure sur cuivre, eau-forte et aquatinte, impression polychrome en deux plaques.

Édition : gravure imprimée en 10 exemplaires numérotés.
Éditeur : Les caprices éditions d’art
Format papier : 57 x 49 cm. Format plaque : 20 x 25 cm.
Imprimeurs : Julien Pelletier et Lorène PLé.

Oïd n°3

Oïd n°3 – gravure sur cuivre, eau-forte et aquatinte, impression polychrome en deux plaques.

Édition : gravure imprimée en 10 exemplaires numérotés.
Éditeur : Les caprices éditions d’art
Format papier : 57 x 49 cm. Format plaque : 20 x 25 cm.
Imprimeurs : Julien Pelletier et Lorène PLé.

Processus et étapes de travail, recherche.

Digital, numérique

Oïd – photomontage – 2024

Oïd

Four

Carrière – recherche : exploration de procédés de fusion, diffusion, réflexion.
Saint-Vigor-le-Grand, Mars – Août 2020.

Les images ci-dessus retracent la fabrication progressive de différentes formes de construction en sable, argile et eau :
four à pain et cheminée de cuisson.

Pendant la période de confinement, j’ai eu l’opportunité d’explorer une carrière de sable dans le Bessin.
Cette expérience, prolongée sur plusieurs mois en raison de la situation sanitaire, a été fondamentale dans l’évolution de ce travail.
Cette carrière, inactive, s’est révélée être un espace propice à la réflexion et à la recherche, permettant de s’éloigner des repères temporels « conventionnels ». Le principal motif de cette démarche, même si illusoire, était le désir d’atteindre une forme d’autonomie temporelle, permettant d’explorer son propre rythme.

Ce désert miniature, creusé au cœur de la campagne normande, a d’abord été appréhender comme une zone d’observation, de latence et de divagation.
Par la suite, il est devenu un terrain d’action, semblable à un décor, où diverses expériences et « jeux » ont été menés.
L’utilisation d’outils de capture tels que des caméras et des enregistreurs a engendré un aspect documentaire ou filmique autour du lieu que j’explorais à la recherche de point de vue, de matière physique, sonore et autre.

Progressivement et naturellement, des gestes « instinctifs » ont émergé, consistant à édifier de petits éléments en vue de générer du feu et de préparer des repas sur place. En explorant diverses méthodes à la recherche de vieilles technologies portant sur des méthodes traditionnelles, l’accent a été mis sur la fabrication de fours s’inspirant d’époques antérieures, en tenant compte de choix pratiques liés aux matériaux présents sur le terrain.

Le soleil, élément essentiel et omniprésent au fond de cette sablière, a ouvert de nouvelles perspectives au sein des réflexions en cours.

Dans cet espace, régi par ses propres lois, se posent des questionnements et des concepts à la fois simples et « complexes » mêlant des « sujets » fondamentaux à des formes brutes, palpables.
Ces questions prennent la forme d’une abstraction, se situant entre ce que je sais, ce que j’ignore et ce que je perçois dans cet environnement présent.

Ce lieu prend l’apparence d’une plateforme d’observation, un espace mental:
une zone neutre dans laquelle le temps semble différent.

La compréhension de phénomènes d’interactions et de diffusion entre des matériaux me conduit vers l’élaboration du four solaire avec la perspective de mettre en œuvre d’autres techniques de fusion.
Un temps de recherche et de documentation est engagé afin de reproduire au mieux l’objet du four, tout en lui ajoutant des aspects non prescrits sur les plans. Des ouvertures et des portes, ainsi qu’un double fond, sont intégrés à la conception dans le but d’explorer le potentiel de cet objet.

Étape de construction sur une première version du four: May-sur-Orne, 2021

Parcourt des fours solaires dans les Pyrénées-Orientales: Mont Louis, Thémis, Odeillo


Après avoir entrepris un certain nombre de recherche sur le sujet j’ai élargie mon expérience au sein d’un voyage dans les Pyrénées-Orientales, où j’ai eu l’occasion d’observer des architectures monumentales telles que Odeillo, Mont Louis et Thémis, toutes dérivées de la même idée fondamentale du four solaire.

À partir de mon modèle réduit du four, après avoir expérimenté la cuisson, la fonction initiale de cet objet a par hasard déclenché l’émergence d’une nouvelle forme de travail, où le système de conversion a permis de créer de nouvelles manifestations.
Il a progressivement évolué pour devenir un instrument générateur d’images par le biais de la lumière.
« Le four » apparaît dans mon travail sous cette appellation comme une allégorie, une métaphore de ces phénomènes d’échange, d’absorption et de transfert à travers des matériaux récepteurs.

Estampes

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Oïd 3, gravure sur cuivre, eau-forte et aquatinte, impression polychrome en deux plaques. 2024 – Edition : gravure imprimée en 10 exemplaires numérotés
Format papier : 57 x 49 cm. Format plaque : 20 x 25 cm. Impression sur papier BFK Rives 250 g. Imprimeurs : Julien Pelletier et Lorène Plé.

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